J-25 : Wax a Wonderful World Abidjan

Dans moins d’un mois, Wax a Wonderful World pose ses valises à Abidjan.

Le 3 Décembre à la Galerie Houkami Huyzagn, le salon sera dédié à la mode inspirée d’Afrique et à la culture qui en dérive.

Organisé par Pagnifik en collaboration à Abidjan avec Ayana Webzine et Originvl – Arts et Culture, la programmation prévoit :

• du shopping avec une vingtaine de marques de prêt-à-porter, accessoires de mode, décoration et des produits de beauté 

• une exposition Art et Culture

• des animations pour tous (adultes et enfants). J’ai d’ailleurs l’honneur de diriger le défilé spécial Coiffures Afro avec la communauté Nappys de Babi.

L’entrée à 2 000 F permet de bénéficier d’un goodie bag offert par notre partenaire Wina Wax.

Billetterie en ligne ouverte

http://www.waxwonderfulworld.com/billetterie/

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#AttaqueBassam : tête haute contre le terrorisme

bassam
Crédit photo : Abidjan.net

On se réveille, et on n’a pas d’autre choix que de constater que ce n’était pas un film, il ne s’agit pas d’un pays lointain, ou même d’un voisin. Cette fois, l’horreur a pris place chez Nous. On a beau s’y attendre, tant que ça n’arrive pas, on « oublie » un peu. Lire la suite

FEEF 2016 : Motivées, déterminées, inspirées

L’année dernière, j’étais horriblement alitée, incapable de prendre la parole pendant le panel auquel je devais participer. Mais cette année, j’ai eu une nette idée de ce que j’avais pu rater.

Je résume ce que j’ai vu et ressenti lors de ce troisième Forum de l’Emploi et de l’Entreprenariat Féminin en 3 mots : Motivation, Inspiration et Détermination. Lire la suite

RAL, Mascara, Bijoux… Découvrez Imane Beauty

12728806_1087734701247617_3702577047813829472_nD’abord parce que ses produits sont de qualité, mais surtout parce que la personne derrière est une véritable battante, je ne pourrais m’empêcher de parler de la marque Imane Beauty.Awa S-D (qui se dévoile dans cette interview sur le site Afrique Femme) ne s’est pas contentée de créer une énième marque, mais elle a surtout relevé le défi de CRÉER dans un pays qu’elle ne connaissait pas, dont elle ne parlait pas la langue, dans lequel elle n’avait aucun repère. Malgré tout, elle a réussi à asseoir un marché local, et s’est exportée vers le continent Africain. Une fierté africaine, que dis-je, Ivoirienne ! Lire la suite

Publications sur les réseaux sociaux : Faites de la rétention

Les réseaux sociaux, on le sait tous, sont pratiquement devenus incontournables et constituent un monde complètement intégré dans notre quotidien – enfin, pour beaucoup d’entre nous en tout cas. Pour autant, il faut quand même faire attention à ce qu’ils ne prennent pas le dessus sur la réalité. Lire la suite

Nouvelles entreprises ivoiriennes: quels soutiens?

Comment soutenir la volonté de sortir de l’informel et passer à un statut de petite entreprise? A mon avis, c’est l’un des énormes défis que doit relever l’état ivoirien. Des centaines de milliers de personnes vivent de petites activités sans etre identifiées. Toutes n’ont pas les ressources nécessaires pour se transformer, mais bon nombre d’entre elles ont l’envie de passer à un niveau supérieur. Pour cela, il faudrait passer tous les obstacles de la réalité économique.

Les formalités administratives, les frais généraux de fonctionnement (local, factures, etc.), tout cela demande un investissement que beaucoup ne peuvent pas se permettre de faire. Quand ils y arrivent, les activités de promotion sont décourageantes. Pour vendre, il faut se faire connaitre. Se faire connaitre, ça coûte cher. Rien que les taxes que les communes exigent pour des promotions terrain sont énormes pour une nouvelle PME. N’essayons même pas de penser à une campagne media. Comment faire?
Serait-il possible, par exemple de pratiquer des tarifs appliqués aux nouvelles PME/PMI? Encourageons l’initiative.

Réfléchissons-y !

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La loi sur le mariage adoptée: Non messieurs, n’ayez pas peur…

La loi sur le mariage est aujourd’hui adoptée, avec 7 contre dont la député Yasmina Ouegnin (je veux bien avoir ses raisons) et 8 abstentions.

Du coup, ça repart!

« woooo on est foutu, la femme devient chef de famille maintenant! ».

Non, Messieurs. Nous ne voulons pas bénéficier du statut de chef de famille selon la conception que vous en avez.

Please, il est GRAND TEMPS qu’on prenne le temps d’expliquer les dessous de cette loi, les avantages pour les femmes ET les hommes.

La loi est faite pour les hommes, la religion pour DIEU. De plus, PERSONNE ne viendra vous dire comment gérer votre foyer (bis repetita). Si vous fonctionnez avec un chef, ce chef ne s’effacera certainement pas. Si vous n’en voyez pas l’utilité, vous saurez harmoniser la gestion de votre maison. Et puis, sans l’avouer, il existe bien des foyers où c’est la femme qui est le chef attitré, sans que l’homme ne s’en trouve émasculé.

Comme le dit Sanders: « si tu épouses une femme juste parce que tu veux être chef, alors tu n’y es pas encore ».

Pour ce qui est de partager les charges, je serais un homme, je ferai tout pour que ma femme ait un revenu correct, comme ça, on va lutter ensemble!

Act for your country

Quelques fois – et très souvent ces derniers temps, il arrive que je me demande ce que nous faisons CONCRETEMENT pour nos pays, pour notre continent. Continent dont nous revendiquons l’appartenance, un amour que nous clamons si haut et si fort. Rien que le patriotisme ivoirien devrait pousser à l’action, au coté pratique des idées que nous développons continuellement dans nos têtes. Nous savons en débattre lors de rencontres, mais très souvent, cela ne reste que de la théorie.

Et pourtant, nombreux sont ceux qui nous montrent le chemin par leur engagement. Le développement par l’entrepreunariat, des actions sociales à grande portée, des exemples à volonté, il y en a des dizaines. L’éducation, l’accès à l’eau, l’électricité. Les transports publics, l’agriculture. Nos potentialités sont énormes. Tout est a faire-refaire-améliorer…

Il est peut-être temps de nous mettre à l’oeuvre. La détermination restera le moteur de ce changement.

Politiques, ouvrez les yeux, écoutez et surtout accompagnez

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18 ou 21 ans, à quel âge voter?

Résultat d’une petite discussion sur le fil twitter #civnext , entièrement consacré à la récolte d’idées novatrices pour la Côte d’Ivoire, il revient qu’il est nécessaire d’éclairer les choses quand à l’âge légal du vote dans notre pays.

Dans un article sur son blog http://dansmacabeza.blogspot.com/, @iamstephanek met sur le tapis la « fragilité d’esprit » que la jeunesse ivoirienne a démontrée, suite aux différentes manipulations dont elle a fait l’objet de part et d’autre des partis politiques.

« Tout au long de ces longs mois de crise et des endoctrinements réussis par l’un ou l’autre camp, j’ai eu le temps de les écouter argumenter et défendre des positions. Au-delà des points de vue parfois limités, ces esprits en formation deviennent les plus rigides quand il s’agit de s’ouvrir à de nouveaux horizons. »

Pour moi, la question est beaucoup plus vaste qu’une simple habilité à pouvoir choisir par soi-même. Je pense que le problème est beaucoup plus profond, et résulte d’un manque d’implication de la jeunesse dans les domaines essentiels de la vie du pays, dans lesquels ils seront appelés à intervenir, si ce n’est déjà le cas.

Impliquer la jeunesse, ce n’est pas seulement leur donner une seule voix à travers une association estudiantine, qui, nous l’aurons vu, n’a pas su faire la part des choses et s’est finalement transformée en appui politique, après déchirures de ses leaders. Impliquer la jeunesse, c’est tout d’abord lui dire et lui montrer qu’elle a son mot à dire pour son propre avenir, puisqu’elle sera responsable de la gestion du pays et des générations qui suivront. Le système éducatif de la Côte d’Ivoire a le devoir d’intégrer des notions telles que le civisme, le développement, l’éthique … dans ses programmes. C’est même une obligation si nous voulons éviter de retomber dans des travers qui ont entraînés la situation actuelle. Chaque jeune devrait être capable d’analyser, le plus objectivement possible, les situations qui se présentent à lui, et d’en ressortir les conclusions nécessaires.

Impliquer la jeunesse, c’est lui montrer les voies de son avenir, et lui donner la possibilité de choisir celle qui lui convient le mieux, après en avoir analysé les avantages et conséquences.  Et je pense, que bien éduqué, et avec une bonne formation de base, à 18 ans, on est capable de savoir ce que l’on veut…

8 mars 2011, La femme célébrée dans le monde entier

Journée de revendication, jour de célébration, toutes les femmes du monde entier s’unissent pour porter haut et fort le flambeau de la lutte pour la reconnaissance de leurs droits. Son origine remonte au début du XXe siècle en Europe et aux Etats-Unis, mais elle fut officialisée en 1977, par les Nations Unis, marquant ainsi le désir de la structure internationale de voir tous les pays s’impliquer et célébrer simultanément une journée entièrement dédiée à la femme. Lire la suite

Unité Ivoirienne

Ca a du bon de partager et d’échanger. A l’instant où je rédige cet article, un compatriote et moi tentons d’expliquer à des amis d’origine congolaise et gabonaise, que la Côte d’Ivoire est une terre exceptionnelle, dont les habitants ont su faire fi de leurs spécificités culturelles au point de se mélanger, à un tel degré qu’il est pratiquement impossible de différencier tel ou tel groupe ethnique à vue d’oeil.

Tout est parti d’une plaisanterie toute simple sur la « beauté » des filles d’Afrique centrale, qui permettrait de déterminer aisément leur origine. De fil en aiguille, de comparaison en comparaison, fiers ivoiriens que nous sommes, nous n’avons pas résisté à la tentation de faire étalage de la diversité culturelle ivoirienne. Il est vrai qu’avec 60 ethnies, constituant plusieurs groupes, nous aurions pu conserver nos spécificités dans chacun d’entre eux. Pourtant, nous avons su nous « mélanger » au gré des flux migratoires d’est en ouest, du nord vers le sud, de telle manière que même si les grands groupes se repèrent dans des zones ciblées, chaque ethnie a trouvé sa place dans la ville de l’autre, épousant la culture de l’autre, sans pour autant en oublier la sienne. Et cela, c’est LA RICHESSE de la Côte d’Ivoire, c’est ce qui a toujours fait sa force: une mixité incroyable qui a su faire de chacun de ses enfants un frère pour l’autre, peu importe d’où il vient. Comment est né le NOUCHI, notre « langue nationale »? Je dirais d’un besoin de se comprendre, mais surtout de se créer un langage commun qui bannit toute différence entre nous. C’est pourquoi cet argot tire son vocabulaire de toutes les langues nationales et mêmes étrangères: français, anglais, peut-être même le chinois si l’on fouille bien… C’est là, la preuve que nous nous aimons, que nous aimons notre pays.

Comment se fait-il que nous ayions pu oublier cela, devenir des ennemis, et laisser la politique nous liguer les uns contre les autres? Il est grand temps de reprendre en mains les rennes de notre destinée commune, car personne ne doit arriver à nous catégoriser et nous cantonner dans un clan, au fil de sa volonté personnelle de diriger un pays qu’il ne mérite pas au fond, s’il doit créer la division.

Les femmes et la finance

En Afrique, comme partout dans le monde, la femme est considérée comme la gestionnaire des finances d’un foyer. C’est elle qui répartit les ressources en fonction des priorités de la famille.

A un niveau économique plus élevé, on peut remarquer que la femme n’est pas mise à grande contribution, considération faite des capacités de gestion qu’on lui attribue à un degré moindre, c’est à dire dans le cadre familial. Peu de femmes ont jusqu’à ce jour eu l’opportunité d’être à la tête d’établissements financiers en Afrique. Et pourtant, quelle contribution elle pourrait apporter dans le développement ! Lire la suite

Elections Ivoiriennes, ou la Twitmania…

Ces élections ivoiriennes ont révélés de réels talents de paroliers, poètes, philosophes sur le réseau social Twitter. Non seulement, les ivoiriens se sont inscrits par dizaines afin de suivre en direct toutes les informations, mais aussi et surtout pour s’exprimer librement. Cependant, certains d’entre eux se laissent aller au fanatisme, et le langage a vite fait de tourner au pugilat. Mais fort heureusement, certains esprits éclairés (dont @macmady ;-)) n’hésitent pas à ramener les utilisateurs du hastag #civ2010 à la raison… Eh oui, nous tenons à assurer un débat intellectuel et avisé…

Bref, merci à ces élections, car nous avons désormais de nombreux talents sur lesquels nous pouvons compter pour assurer la vie sociale de la Côte d’Ivoire.

Quant à moi, je n’hésite pas à en profiter pour passer des messages…

Une langue nationale en Côte d’Ivoire?

J’ai pu participer à une émission culturelle, un débat autour « du poids des traditions sur la société actuelle » sur la Radio Panache, créée et animée par des jeunes. Au cours des discussions, la question de langue, en tant que caractéristique de la culture a été abordée. Les participants d’origines africaines diverses, ont fait une halte sur l’intérêt d’en imposer une dans les pays qui se sont formés à partir de peuplades venus d’horizons différents. Inévitablement, les esprits se sont légèrement échauffés quand le cas de la Côte d’Ivoire a été évoqué. Je n’ai pas résisté à l’envie de développer la question.

Petit rappel sur la Côte d’Ivoire…

La Côte d’Ivoire se compose de groupes ethniques provenant de plusieurs régions d’Afrique, et détient pas moins de 60 langues distinctes. La plus courante serait sans doute le Dioula, langue de commerçants pratiquée par le groupe Mandingue, et qui a fini par se vulgariser au fil des déplacements dudit groupe.

D’un avis personnel, il y a 10 ou 15 ans, j’aurais été d’avis qu’on nous apprenne à l’école une langue, et même plusieurs, dans le seul but d’apprendre à connaître par l’occasion de manière plus profonde les peuples dont elle(s) est(sont) issue(s). Aujourd’hui, les tensions sociales engendrées par le climat politique ont poussé, comme je l’ai indiqué dans un article précédent, à la scission entre ces différents groupes ethniques sur fond de crise politique. Je ne saurais imaginer comment on pourrait imposer à l’ensemble de la population, l’apprentissage d’une langue, et si plus est, qui se retrouve directement concernée par la tension qui règne.

Il est peut-être vrai que nous devrions prendre en considération la nécessité de promouvoir nos langues nationales, non pas dans le but de les imposer, mais plutôt d’aider les jeunes générations qui n’en ont pas eu l’usage régulier, et qui, par conséquent, ne maîtrisent pas les vecteurs de communications propres à leur groupe ethnique d’origine. Le rôle revient aux leaders communautaires, aux organisations culturelles, mais aussi aux politiques, de mettre en place des procédures pour l’intégration de ces traits culturels au sein du système éducatif et culturel du pays.

Pour ma part, je peux toujours faire une proposition: on a le NOUCHI…

Présidentielles 2010 en Côte d’Ivoire: quels enjeux?

Au bout de 72 heures, on a enfin pu voir le bout du tunnel: 3 candidats se sont démarqués en engrangeant plus de 95% des suffrages exprimés. L’ex-président Bédié, que certains sondages estimaient hors course, a tenu à distance ses deux principaux rivaux dans le centre du pays. Le président sortant, Laurent Gbagbo et l’ex-Premier Ministre Alassane Ouattara se retrouvent face à face pour le second tour de ces élections si attendus avec respectivement 38,3% et 32,08% des suffrages.

Force est de constater que chacun de ces deux candidats détient une emprise constatée sur certaines régions du pays. Pendant que le président sortant a pu bénéficier d’une réserve de 250 000 voix dans la région des lagunes (source Jeune Afrique), Alassane Ouattara a obtenu des résultats records dans le nord du pays, réussissant même à arracher à Bédié la vallée du Bandama.

Au-delà de la stabilisation du climat politique à la fin de ces élections, il y a plusieurs enjeux tout aussi importants à ne pas négliger.

Gérer la crise identitaire:

Ces 10 années de bouleversement se sont passées sur fond de crise identitaire. Les débats autour de la nationalité du candidat Alassane Ouattara ont fini par entraîner, il faut le reconnaître, une scission au sein d’un peuple qui par définition vient d’origines multiples, mais qui avait toujours su tirer profit de ces différences.

La tâche, la plus importante à mon humble avis, sera pour le futur président, d’œuvrer consciencieusement au rétablissement de l’identité « Ivoirienne », celle qui pourra réunir l’ensemble de la population autour d’une idéologie commune. Pour ce faire, il ne faudra pas hésiter à mettre à contribution toutes les structures politiques, religieuses, pour ne citer que celles-là. Rétablir la communauté est l’acte essentiel qui servira de base à la relance d’une Côte d’Ivoire efficiente.

La relance économique:

L’économie ivoirienne a beaucoup souffert de cette longue période d’instabilité. Entre le retrait d’institutions financières telle que la Banque Africaine de Développement (BAD) et l’hésitation des investisseurs étrangers, sans oublier la crise financière qui a touché le monde entier ces dernières années, le rétablissement d’un climat politique stable devient garant d’un retour des activités économiques.

Le volet social:

Education, santé, autant de points cruciaux dont la réforme est nécessaire pour une avancée vers le développement. Tous ces points ont été plus ou moins évoqués par l’ensemble des candidats au cours de leurs campagnes. Une chose est de promettre des réformes, une autre est de s’y mettre une fois élu à la tête de l’Etat, ce que nous espérons ne se fera pas attendre.

Ainsi, le vote d’un Président à la tête de la Côte d’Ivoire n’est pas uniquement de choisir le candidat que l’on veut, mais surtout de choisir celui qui sera à même de mettre ses capacités et ses ressources au service d’une nation affaiblie, mais qui n’a de cesse de réclamer un retour à la prospérité.