Court ou long, restez vous-même! 

Bam ! Un vrai saut dans le passé. Comme la première fois, sur un coup de tête, j’ai tout coupé.

Je me rappelle, janvier 2011, la coiffeuse a eu la même réaction :

– En tout cas moi je coupe pas tout cheveu ça là !

Aie ! Ce sont seulement des cheveux ! Il faut couper là-bas! 

Même si je suis sur liste rouge – ils sont nombreux à ne pas être contents, je vous assure -, je me sens bien. Bien, tout simplement, parce que ce geste n’a rien de particulier. Une envie est passée, je l’ai satisfaite. 

C’est exactement ce que vous devriez faire : satisfaire vos envies !

On ne ressent pas toujours ce petit truc qui vous picote, vous titille les méninges. Mais quand ça arrive, il n’y a pas 36 solutions. Laissez-vous faire. C’est peut-être un besoin de changement, une remise en cause. Ce n’est peut-être qu’une simple transition vers un meilleur vous. Vous empêchez ce meilleur de se manifester et de vous apporter tout le bonheur qu’il convoie. 

Pour moi, ça a été les cheveux. Après près de 6 ans de « crépitude », il fallait que je les enlève.

Les retirer pour mieux les voir repousser. Prendre le temps de savourer. La fameuse phrase « c’est parce que tu en as que tu les coupes » me fait toujours rire, parce que les gos avec les vrais cheveux sont dans la ville, laissez mes mougou-mougou là 😁. C’est sûr que mes tripatouillages vont me manquer, mais le court me donne envie d’être plus jolie, plus soignée. Qui sait, ça va peut-être jouer sur moi et ENFIN me pousser à faire un peu de zèle stylistique – ça n’a pas marché la première fois oh !
Couper et regarder repousser, c’est aussi un bon moyen de vérifier que j’ai acquis de bons gestes tout au long de ces années. Si tel est le cas, il devrait être aisé de les mettre en application pour un résultat encore meilleur que celui auparavant. Pourquoi ne pas en faire un défi ? Voilà une bonne raison ! Relançons la machine, et voyons ce que ça donnera. 

Bref, j’ai tout coupé, et je me sens BIEN !

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Pourquoi il sera difficile de reconcilier les ivoiriens…

Avant de parler réconciliation, il serait plus judicieux de rétablir la justice, sous toutes ses formes.

Justice, et même légalité quant à la magistrature suprême de l’Etat. Même si M. Alassane Ouattara est reconnu par la Communauté Internationale – dans laquelle M. Roland Dumas demande une intégration de pays tels que la Russie, la Chine, ou l’Afrique du Sud qui ont plus ou moins soutenu le président sortant – , il n’en reste pas moins que ce sont des individus, des personnes physiques qui seront administrées, dont le quotidien dépendra des décisions et du mode de gestion adopté par ce dernier. Dans ce cadre, n’oublions pas qu’une grande partie de l’électorat qu’ils constituent a voté pour celui qui a été « kidnappé et injustement arraché au trône qui lui revient de droit », en citant ses partisans. Comment parler de réconciliation sans avoir fait admettre par ceux-ci que le combat qu’ils mènent sans relâche est dépourvu de sens, si leur candidat a effectivement perdu ces élections? Là est le plus grand dilemme qui nous maintient à grande distance de la réunification.

Parler de réconciliation implique un mot, un grand mot qui aura sans doute la plus grande importance dans tout le processus: le PARDON. Pardon, par le voisin qui aura vu sa famille attaquée parce qu’il aura été désigné comme dissident par celui avec qui il avait l’habitude de partager les repas de fête. Pardon, par la femme qui a perdu son mari, ses fils, abattus devant ses yeux. Pardon, par la jeune mère qui a vu mourir dans ses bras son nourrisson de quelques jours, faute de n’avoir pas eu d’assistance médicale à temps. Pardon, par l’homme pieux à qui on aura fait subir humiliations indescriptibles, parce que sa religion ne concorde pas avec le parti politique de tel autre, convaincu que sa foi à lui a primauté sur l’autre.

Comment a-t-on pu laisser la religion emboîter la politique? Je dirai même plus, quels sont ces responsables religieux qui n’ont pas su tenir leur rôle, assumer leurs responsabilités quand ces hommes politiques ont mêlé piété et soif de pouvoir? Nous payons aujourd’hui un lourd tribut à l’inconscience collective, voulue ou forcée.

La tâche s’avère difficile, en ce sens que la population est divisée en deux clans qui se vouent une haine sans cesse attisée par des propos, des actes de leaders d’opinion qui n’ont de cesse de raviver les flammes quand ils devraient s’armer de lances à incendies.

Tous autant que nous sommes, il nous revient en ces temps décisifs de décider de ce dont sera constitué notre avenir. Choisissons de laisser les choses empirer; dans ce cas, il n’y a rien à ajouter, les actes sont assez productifs. Si nous optons, au contraire, pour un choix plus équilibré, il nous revient d’agir en conséquence. Nous avons les moyens de rétablir une situation propice à notre propre évolution. Il suffit de juste le vouloir. Et je crois que nous sommes nombreux à le vouloir…

Macmady