Naïma Dolls, les poupées ivoiriennes de Sara

wp-1482263909878.jpgPour une fois que j’ai eu le temps de passer, j’ai pris un énorme plaisir à discuter fashion avec Sara Coulibaly-Diomandé, Créatrice de la collection de poupées Naïma Dolls.

D’ailleurs elle est en interview quand j’arrive. Les grands gens je vous dis ! Donc je m’affaire en attendant. Pour information, les ateliers Naïma Dolls sont situés à Abidjan, où les poupées sont habillées, empaquetées et distribuées partout dans le monde.

Lorsque je lui demande pourquoi avoir décidé de se lancer sur le commerce des poupées, Sara répond qu’elle a tout simplement fait ce qu’elle aurait aimé qu’on fasse pour elle : créer des jouets qui ressemblent aux petites filles d’ici et dans lesquelles elles pourront se reconnaître. Une envie qui lui tenait encore plus à coeur, étant maman d’une petite Naïma – ne me demandez plus d’où vient le nom de la collection 😊.

Sara est avant tout une entrepreneure, car elle est également à la base de la marque de chaussures MyMiry.

wp-image-1018097188jpg.jpgVous aurez le choix entre plusieurs poupées – un choix très varié avec toutes les collections- mais mon préféré reste le beau poupon Adjo. Ina ne réussira pas à me l’arracher.

Les poupées Naïma Dolls sont disponibles à Carrefour.

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Le salon Black Beauty Fair ouvre les portes de sa 2e édition

Ça y est, l’un des grands rendez-vous annuels de la beauté noire a ouvert ses portes ce matin à l’espace Latrilles Events. 

Pendant deux jours, Black Beauty Fair réunit les professionnels de la beauté et leurs cibles, sur deux jours d’ateliers, de conférences, démos et bien sûr, de cadeaux à emporter chez soi.

Parmi les marques à découvrir ABSOLUMENT – d’un point de vue très souvent orienté Nappy, évidemment 🙂 -, il y a :

BISSA’A, la marque capillaire qui nous vient du Cameroun

Talowa : j’en ai des choses à vous dire, sur cette marque co-créée par une Ivoirienne !

Adeba Nature, une autre marque créée par une Ivoirienne

et Le Petit Olivier  avec qui j’ai vraiment hâte d’échanger. On n’en dit que du bien, et je n’ai pas encore testé les produits

N’hésitez pas à y aller, et à me laisser un commentaire ici avec vos appréciations.

Le noir n’a pas de style, dixit ELLE

Il aura fallu Michèle Obama, première Première Dame noire des USA pour faire naître une culture de l’élégance…

Choquée, je suis extrêmement dépassée, comme on le dit chez moi, qu’un aussi grand magazine que ELLE puisse laisser passer un tel article sans rien avoir à y corriger… Nous n’avons pas de style…

Il va être difficile de ressortir ici tout ce que nous dégageons en terme de style vestimentaire… Mais une chose est sûre, nous n’avons JAMAIS attendu d’ELLE un hors-série « Les noires, voici pour vous: comment vous habiller ». C’est encore plus drôle quand on constate que de grandes enseignes de mode s’imprègnent de détails « africains » dans leurs nouvelles collections. Je serai même tentée de laisser nos amis d’Afrique Centrale, membres attitrés de la Sapélogie inculquer à cette chère Nathalie ce que c’est que l’agencement des couleurs, mais je doute quand même un peu que ce soit le meilleur exemple.

Dieu merci, il existe de vrais magazines, de vrais stylistes noirs, africains ou pas, qui font de NOTRE mode, un vrai plaisir des yeux et des sens .

J’aimerai bien que les lecteurs se laissent aller, et démontrent à ce magazine ce que c’est qu’être africain et élégant à travers leurs propres exemples… Laissez-vous aller.

Je suis naturelle, et oui, je le revendique!

Etre Afro, Naturel(le), quelle qu’en soit l’appellation… Y a t-il un problème d’assimilation à lier à ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur?

Il semble que la revendication d’un retour au naturel – capillairement parlant, je me limite à ce domaine – attise les discussions. Selon les bords, le choix de porter un Afro, coupe des années 60 et symbole historique et sociologique de la culture noire, est la manifestation d’un besoin caractérisé de se (re)définir comme membre à part entière d’une communauté trop souvent spoliée, rabaissée, ou même ignorée selon les circonstances. Pour d’autres, c’est encore une fois le moyen de se « catégoriser« , dans un sens négatif.

Peut-on choisir de porter un Afro et ne pas partager les convictions et les idées d’un Africanisme pur et dur? Je ne fais pas de liaison directe entre la coupe ronde sur ma tête, et la lutte pour une reconnaissance de ma culture africaine. Mais si l’Afro (re)devient le symbole de cette lutte, OU EST LE PROBLEME? Oui, on peut porter un Afro, et ne rien avoir à faire avec la culture noire. Oui, on peut aussi avoir une triple couche de mèches de cheveux brésiliens ou indiens sur la tête, et pourtant être actif au sein d’une communauté noire. Mais ne nions pas leur liberté à ceux qui ont décidé de faire de la coiffure Afro leur symbole.

Je porte mes cheveux crépus, parce que j’ai la capacité de les mettre en valeur, sans avoir à user d’artifices chimiques pour les lisser et les sublimer à l’européenne. J’ai choisi de revenir au naturel, plus par désir et besoin personnel que par conviction culturelle. Cela n’empêche pas que j’ai toujours été défenseur de la cause africaine, mais mes cheveux n’en ont jamais été la preuve visible. Si, maintenant que je les porte crépus, ils permettent de me classifier comme une africaniste, alors là, j’ai deux fois plus de raisons d’en être satisfaite. Mais, ne déplaçons pas les débats quand il ne le faut pas. Laissons aux gens le libre choix de leur style de cheveux, sans en faire systématiquement un lien avec un mouvement politique, culturel ou autre. Nombreux sont ces hommes et ces femmes qui ne sauront pas de qui vous parlez quand ils entendront le nom de Cheick Anta Diop, mais qui pourtant, sont aussi naturels que possible…