Mon TWA et sa routine du mois.

Ce n’est pas parce que c’est un TWA* qu’on ne fait pas de Soin ! Qu’ils soient longs ou courts, vos cheveux auront toujours besoin que vous leur accordiez un minimum d’attention.

Ma routine actuelle est très axée hydratation, parce que c’est l’un des plus gros défis des cheveux crépus. Je me conditionne pour adopter dès maintenant une bonne habitude que je dois conserver sur le long terme. En quelques points :

– hydrater et nourrir : humidification + crème et/ou huile chaque soir au coucher ET foulard satin/soie pour conserver toute l’eau apportée.

J’utilise le spray, le lait hydratant et l’huile de la gamme Evolve by Nanou Sassou, « Hair Doctor » à l’honneur lors du premier beauty brunch des Nappys de Babi.Quand j’ai envie de faire simple, c’est du beurre de Karité. 

– vu que c’est court, je lave presque tous les jours (c’est trop chic!) : soit shampoing directement au savon noir ou avec un shampoo 2 en 1. 

En ce moment, je teste le nouveau Low Shampoo Garnier Ultra Doux Avocat Karité, nouvelle formule mieux adaptée à nos spécificités du sud.
Soit j’opte pour un soin profond + shampoo. Dans mon bac, le merveilleux soin de Bissa’a, une marque que vous découvrirez très prochainement dans la Kauribox, ainsi que le duo Shampoo-Conditionner Evolve.

Et vous, quelle est votre routine actuelle ?

*TWA: afro très court.

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Cheveux crépus : note militante contre mauvaise opinion.

On ne le dira jamais assez. Le cheveu crépu n’a rien d’extraordinaire. Il est naturel, on naît avec, et c’est tout logiquement qu’on devrait apprendre à s’en occuper et à s’en accommoder, quand on ne veut pas passer par la case chimique.

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Je suis noire, donc je suis…

Quelle appréciation de nous-même avons-nous en tant que noirs? Nous sentons-nous différents, moins valeureux, moins travailleurs ? La plupart d’entre vous répondront NON.

Alors, autre question: sommes-nous suffisamment conscients de notre valeur? En faisons-nous la promotion?

Une petite vidéo avant de continuer:

http://www.facebook.com/video/video.php?v=224957130853742&oid=146800245359641&comments

Pourquoi une poupée noire paraît plus méchante, moins belle que la poupée blanche? Pourtant il n’y a de différence que la couleur de la peau. Parce que la société le dit, tout simplement.

Les médias le disent, les hommes politiques en font leur ligne directive quand ils partent en campagne: le Noir, c’est moche, c’est méchant, ça ne travaille pas – merde à Jean-Paul Guerlain en passant -, ça se bat à tout bout de champ, bref, le Noir, c’est Nul.

Qu’est-ce que nous faisons en réponse? On monte les drapeaux, SOS Racisme, quelques journalistes qui répondent, et voilà, on va en guerre contre le racisme, encore et toujours. Mais ça ne change pas grand chose, petite accalmie, et hop, on repart sur les chapeaux de roue dès qu’un illuminé nous sort un petit discours à peine controversé.

Pourtant, les jeunes générations se sentent toujours à l’écart, inférieures presque, quand elles se comparent à leurs contemporains à la peau blanche. Nous sommes-nous déjà demandé quelle était notre part de responsabilité dans cet état d’esprit? A l’image de cette vidéo, comment peut-on expliquer que ces mêmes enfants, qui s’identifient à la poupée noire, la considèrent quand même comme la plus « repoussante », en étant légèrement « effrayés » de savoir qu’elle leur ressemblait pourtant…

La réponse pour moi est simple. Nous ne nous aimons pas. Eh oui, nous ne nous aimons pas assez pour acheter des poupées noires à nos enfants, plutôt qu’une « belle barbie toute blonde ». Nous ne nous aimons pas assez pour lire aux touts-petits l’histoire de Kimbo, Kirikou ou de n’importe quelle histoire d’enfant ou de héros noir, mais il faut nous voir nous empresser de leur rapporter toutes les versions de Blanche-Neige, Cendrillon, et j’en passe… Comment voulez-vous que ces enfants s’identifient à des gens qu’ils ne connaissent pas? Difficile… C’est bien de copier, mais ne négligeons pas l’impact que cela pourrait avoir sur le futur de tout un chacun. Toutes les sociétés que nous envions ont mis du temps à se construire, et ces héros enfantins représentent chacun un moment de leur évolution, qui n’est en aucun cas le nôtre. Comme le dit si bien une amie, « le développement de l’Afrique passe par le refus du superficiel, de la facilité et de la copie conforme des sociétés occidentales. Il faut arrêter de se sous-estimer, et apprendre à nous connaître ».

Tout est dit…