Miss Mixa 2016, le concours est lancé !

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Mixa est sans doute l’une des marques les plus populaires en Afrique. La marque est récemment revenue sur le devant de la scène  avec de nouvelles versions de son lait de beauté (je vous conseille celui au Karité, il est Extra!).

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Miss Côte d’Ivoire, une sacrée dose de rire cette année.

Oui, Merci la Rti, merci le Comici pour cette séance mi-humoristique mi-fâcheuse.

Tout d’abord, je tiens à préciser que je ne vais pas en guerre contre le concours Miss Côte d’Ivoire (on ne sait jamais avec vous). J’ai bien programmé de le regarder ce soir-là, j’aime admirer les beautés du pays; j’étais même prête à sortir le pop-corn et la boîte de Nido. Mais, je ne sais pas pourquoi, tout a bizarrement dérapé cette fois. Le moins qu’on puisse dire, c’est que ça a jasé, sur les réseaux sociaux,  et ça, ça mérite qu’on s’y attarde.

Premier constat: une salle à moitié vide, une sono à revoir et un animateur qui se perd dans ses mots. Pour la salle, j’avoue que ça m’a surpris, généralement la salle est comble, tout le monde se bat pour y assister. Ensuite, il y a eu cette sono. Le qualificatif que je veux utiliser n’est pas recommandé ici, donc je dirai simplement que c’était mal géré: une musique plus forte que les voix, le choix des chansons n’a pas fait l’unanimité (plutôt des titres étrangers que locaux) même si les miss ont fait leur première entrée sur des morceaux traditionnels assez bien choisis. Je crois bien qu’ils ont réussi à nous faire détester des chansons que nous aimions bien, à force de les entendre sonner à nos oreilles. Puis, vient Yves de MBella. Yves, nous t’aimons bien hein, mais là là, franchement tu as déconné un peu. En perdant ton latin, tu nous as sorti de ces phrases…

Deuxième point: le concours en lui-même. Les Miss. Même si Daddy remarque qu’une seule d’entre elles est noire de teint, moi, ce qui m’intéressait le plus, c’était le côté vestimentaire. Surtout les cheveux. Parce que Outré a dû, comme l’a si bien dit une facebookeuse, utiliser tout son stock pour qu’on les coiffe. Les tignasses étaient longues, longues; des afros aussi touffus qu’inventés. Pour le premier passage, elles ont été regroupées, mais ils auraient pu laisser chacune d’entre elles passer en tenue traditionnelle de SA région. Je n’ai pas vu de boubous sénoufo et mandingue, pas de kaolin, de calebasse, de hochet, de cauris, pour ne citer que ceux là. Rien issu réellement des régions qu’elles sont sensées représenter. Là, j’ai pour ma part été très déçue. Déjà deux passages en maillot, était-ce nécessaire? Il n’y a que les hommes qui ne se plaindront pas d’avoir vu défiler nos prétendantes en une matière brillante que je n’ai pu déterminer (vinyle?), avant de repasser dans cet maillot-jupette…

Le « Folquetgate », la chute… Mémorable pour nous spectateurs, désolante pour la pauvre Erika. C’est là que nous nous rendons compte qu’être ivoirien, c’est savoir rebondir sur tout, puisque 10 secondes après, on avait de nouvelles expressions: « la grippe aviaire talonnique », « Folquet et se relever »… Le pire, c’est que la théorie du complot contre la candidate n°15 fait fureur: MISS CI, la sorcellerie gagne du terrain

Il y a eu cette démonstration de « je sais parler une autre langue, qu’est-ce que tu crois? ». J’aurais de très loin mieux apprécié – et je suis loin d’être la seule – qu’elles se présentent en langue maternelle, histoire de promouvoir le pays, plutôt qu’en une langue dans laquelle elles peinent à bien prononcer les mots… On n’aurait pas eu droit au « I want to show you the beauty of Côte d’Iviore ».

Public dissipé qui rit à tout va, se moque (mais on y est habitué, ce n’est pas nouveau).

Les questions: cette partie, je ne l’ai pas comprise. Nous ne sommes pas dupes, on sait bien qu’une bonne partie des réponses avaient été apprises, nos prétendantes nous ont même fait la gentillesse de se tromper en récitant, pour preuve les intraviolets. Il faudrait quand même savoir de quoi on parle, c’est un minimum… Puisque les questions de culture générale (si on peut le dire ainsi) tournaient autour de l’environnement, pourquoi ne pas les avoir introduit dans un cadre qui s’en occupe au quotidien? Une insertion dans un milieu où elles auraient pu retenir efficacement des informations sur le sujet; une visite sur une plateforme pétrolière par exemple. Au moins là, elles auraient vu, entendu et retenu des choses qu’elles auraient pu nous expliquer véritablement. Ces visites auraient pu être passées en mini-reportage pendant le concours. Parce qu’à vrai dire, la beauté intellectuelle que vous avez voulu nous montrer, on ne l’a pas bien vu…

Les artistes: Lynnsha (ok), Bailly Spinto (ok), mais Kedjevara? Pourquoi, mon Dieu, pourquoi? Contrairement à ce que tu as dit Yves, je suis loin de penser qu’il est CONTRE le sado-masochisme, mais là n’est pas la question. Ce n’était pas le lieu ni le moment pour nous chanter le Nongon-Nongoi

La recherche de l’excellence

Le seul vrai bon point que je donne, c’est notre « Bocelli », notre Ténor national, présenté sous le nom de Joël N’Gady et qui a accompagné les Miss pour les questions. C’était beau, c’était bien et surtout ça change…

Je terminerai par ce tweet qui résume bien ma pensée:

A tous les étrangers qui regardent #MissCi2012 , sachez que ce n’est pas notre vrai potentiel qui est représenté là . Non , n’ayez pas peur.