RAL, Mascara, Bijoux… Découvrez Imane Beauty

12728806_1087734701247617_3702577047813829472_nD’abord parce que ses produits sont de qualité, mais surtout parce que la personne derrière est une véritable battante, je ne pourrais m’empêcher de parler de la marque Imane Beauty.Awa S-D (qui se dévoile dans cette interview sur le site Afrique Femme) ne s’est pas contentée de créer une énième marque, mais elle a surtout relevé le défi de CRÉER dans un pays qu’elle ne connaissait pas, dont elle ne parlait pas la langue, dans lequel elle n’avait aucun repère. Malgré tout, elle a réussi à asseoir un marché local, et s’est exportée vers le continent Africain. Une fierté africaine, que dis-je, Ivoirienne ! Lire la suite

Top 4 des expressions les plus populaires en Côte d’Ivoire en 2014

Pour qui ne le saurait pas, l’Ivoirien ne manque aucune occasion de rajouter une expression à son vocabulaire. Le plus drôle, c’est que ces nouvelles venues découlent le plus souvent d’une situation cocasse, mais comme nous avons l’art de rire de tout…

Voici mon top 4 des expressions qui ont marqué l’année 2014 Lire la suite

Municipales 2013: quid des mauvais perdants?

Contrairement a la bonne ambiance que nous attendions pour ces elections couplées municipales-régionales, il a fallu que de vilaines figures viennent faire étalage de leur mauvais comportement, au vu et au su de tous. Non contents de monopoliser tous les postes a mandats possibles (ce que nous n’arrêterons pas de dénoncer), ils ont aussi décidé de cueillir par la force et la violence ce que les citoyens qu’ils ont cajolé et tenté de corrompre a coups de gadgets (ca aussi, on vous l’avait dit!) ont, a leur tour, refusé de céder. Au nom d’une envie de changement, mais changement dans le bon sens.

Est-ce ce pour quoi tous les bords politiques de ce pays, tous les citoyens ont guerroyé, au prix du sang de leur frère ou soeur, ami(e), pere ou mère? J’en doute fort. Ce vote devrait faire comprendre aux Hautes Autorités que nous avons passé ces moments ou le peuple ivoirien était « lascif » et observait. Maintenant, nous agissons.

J’OSE ESPERER que qui de droit prendra ses reponsabilités et punira comme il se doit ceux qui ont voulu mettre a mal la démocratie de notre chère patrie, qui en a ASSEZ des meurtrissures. J’OSE. J’ESPERE. J’ATTEND.

#vigilancecitoyenne

Posted from WordPress for BlackBerry.

La loi sur le mariage: réflexions.

Le débat ne finira pas tant qu’il n’y a pas d’explications plus poussées des modifications prévues.

Pour ma part, suite aux explications du Ministre Lobognon sur les raisons du boycott du groupe parlementaire PDCI, parti et membre allié du RHDP, je veux bien qu’on insiste sur certains points.

Rappel de l’article amendé, article 58 nouveau:

« La famille est gérée conjointement par les époux dans l’intérêt du ménage et des enfants. Ils assurent ensemble la direction morale et matérielle de la famille, pourvoient à l’éducation des enfants et préparent leur avenir. »

*en italique les interrogations des députés du PDCI

1. L’absence de chef de la famille ne va‐t‐elle pas entraîner la désintégration de la cellule familiale ?
2. L’absence de chef de la famille ne va‐t‐elle pas poser de problème de nom patronymique de la famille ?
3. L’absence de chef de la famille ne pose‐t‐elle pas de problèmes avec nos valeurs sociétales inscrites dans la bible, le coran, nos religions traditionnelles qui prévoient explicitement un chef ?
4. Enfin, l’absence de chef de la famille apporte‐t‐elle un réel avantage à la société, comme est censée le faire toute loi ?

L’intégration de la notion « gestion conjointe de la famille » en remplacement de « L’homme est le chef de famille » induit-elle une absence de chef, comme l’interprète la plupart d’entre nous?

Si oui, quelles conséquences pourrait-il y avoir, notamment sur les points de désintégration familiale et de valeurs sociétales, en liaison avec les religions (même s’il est vrai que nous sommes dans un état laic) ?

Sur la question du patronyme, la réponse du Ministre me convient totalement: « Cet argument fait une fâcheuse confusion entre la loi relative au mariage et celle relative au nom. En effet, l’attribution du nom patronymique est prévue par la loi n°64-373 du 7 octobre 1964 modifiée par la loi n°83-799 du 2 août 1983. Cette loi qui traite de l’attribution du nom patronymique aussi bien s’agissant des enfants légitimes que des enfants naturels n’est pas concernée par la modification concernée. Ce n’est donc pas la qualité de chef de famille qui détermine l’attribution du nom patronymique. »

Si non, le fait de ne pas l’avoir mentionné laisse-t-il un vide?

18 ou 21 ans, à quel âge voter?

Résultat d’une petite discussion sur le fil twitter #civnext , entièrement consacré à la récolte d’idées novatrices pour la Côte d’Ivoire, il revient qu’il est nécessaire d’éclairer les choses quand à l’âge légal du vote dans notre pays.

Dans un article sur son blog http://dansmacabeza.blogspot.com/, @iamstephanek met sur le tapis la « fragilité d’esprit » que la jeunesse ivoirienne a démontrée, suite aux différentes manipulations dont elle a fait l’objet de part et d’autre des partis politiques.

« Tout au long de ces longs mois de crise et des endoctrinements réussis par l’un ou l’autre camp, j’ai eu le temps de les écouter argumenter et défendre des positions. Au-delà des points de vue parfois limités, ces esprits en formation deviennent les plus rigides quand il s’agit de s’ouvrir à de nouveaux horizons. »

Pour moi, la question est beaucoup plus vaste qu’une simple habilité à pouvoir choisir par soi-même. Je pense que le problème est beaucoup plus profond, et résulte d’un manque d’implication de la jeunesse dans les domaines essentiels de la vie du pays, dans lesquels ils seront appelés à intervenir, si ce n’est déjà le cas.

Impliquer la jeunesse, ce n’est pas seulement leur donner une seule voix à travers une association estudiantine, qui, nous l’aurons vu, n’a pas su faire la part des choses et s’est finalement transformée en appui politique, après déchirures de ses leaders. Impliquer la jeunesse, c’est tout d’abord lui dire et lui montrer qu’elle a son mot à dire pour son propre avenir, puisqu’elle sera responsable de la gestion du pays et des générations qui suivront. Le système éducatif de la Côte d’Ivoire a le devoir d’intégrer des notions telles que le civisme, le développement, l’éthique … dans ses programmes. C’est même une obligation si nous voulons éviter de retomber dans des travers qui ont entraînés la situation actuelle. Chaque jeune devrait être capable d’analyser, le plus objectivement possible, les situations qui se présentent à lui, et d’en ressortir les conclusions nécessaires.

Impliquer la jeunesse, c’est lui montrer les voies de son avenir, et lui donner la possibilité de choisir celle qui lui convient le mieux, après en avoir analysé les avantages et conséquences.  Et je pense, que bien éduqué, et avec une bonne formation de base, à 18 ans, on est capable de savoir ce que l’on veut…

Comment en arrive-t-on là?

Peut-on vivre dans la peur que son voisin décide de prendre les armes contre soi, parce qu’il se sera laisser berner par un discours politique irresponsable à l’égard de la nature humaine?

10 ans plus tard, nous revenons au point de départ. Des milices armées, des attaques ciblées, des affrontements, des enlèvements. Il n’est plus un jour sans que des faits que je qualifie d’odieux ne soient dénoncés. Comment avons-nous pu retomber si bas?

Il ne s’agit plus de soutenir un camp, mais plutôt de veiller au respect des droits humains et à la sécurité de la population. Si l’on est plus capable de dormir sereinement sous son propre toit, cela va sans dire que la situation a atteint des limites excessivement dangereuses. On ne parle plus là de pouvoir, ni même de légitimité. Il s’agit plutôt de protection. Au nom de qui peut-on s’attaquer à nos semblables? Un parti politique definit-il la relation entre les habitants d’un pays? Un conflit électoral peut-il expliquer des affrontements mortels entre militants devenus si fanatiques qu’ils ne font plus de différence entre défendre une idéologie et tomber dans la tourmente d’une vindicte à l’encontre de ceux qu’ils considèrent, non plus comme des adversaires, mais plutôt comme des ennemis?

J’accuse ces responsables politiques. Vous n’avez à faire subir au peuple de telles obscénités. Nous ne sommes pas là pour satisfaire vos griefs. C’est plutôt vous les porte-paroles de nos idées, de notre volonté. N’abusez pas de ce pouvoir que nous vous avons prêté en nous liguant les uns contre les autres, car nous sommes condamnés à vivre ENSEMBLE dans ce pays, qui nous appartient à tous. Si vous n’êtes plus à même d’assumer vos responsabilités, nous vous en serons gré de bien vouloir vous en libérer et de remettre votre pouvoir entre les mains des vrais propriétaires: le PEUPLE. Aucun dirigeant ne mérite qu’on se sacrifie pour lui, il est grand temps que ce message soit clarifié et répandu, si nous voulons à tout prix éviter une guerre civile qui n’aura d’autre effet que d’enfoncer un pays qui ne demande qu’à sortir du trou dans lequel il est plongé depuis si longtemps.

Unité Ivoirienne

Ca a du bon de partager et d’échanger. A l’instant où je rédige cet article, un compatriote et moi tentons d’expliquer à des amis d’origine congolaise et gabonaise, que la Côte d’Ivoire est une terre exceptionnelle, dont les habitants ont su faire fi de leurs spécificités culturelles au point de se mélanger, à un tel degré qu’il est pratiquement impossible de différencier tel ou tel groupe ethnique à vue d’oeil.

Tout est parti d’une plaisanterie toute simple sur la « beauté » des filles d’Afrique centrale, qui permettrait de déterminer aisément leur origine. De fil en aiguille, de comparaison en comparaison, fiers ivoiriens que nous sommes, nous n’avons pas résisté à la tentation de faire étalage de la diversité culturelle ivoirienne. Il est vrai qu’avec 60 ethnies, constituant plusieurs groupes, nous aurions pu conserver nos spécificités dans chacun d’entre eux. Pourtant, nous avons su nous « mélanger » au gré des flux migratoires d’est en ouest, du nord vers le sud, de telle manière que même si les grands groupes se repèrent dans des zones ciblées, chaque ethnie a trouvé sa place dans la ville de l’autre, épousant la culture de l’autre, sans pour autant en oublier la sienne. Et cela, c’est LA RICHESSE de la Côte d’Ivoire, c’est ce qui a toujours fait sa force: une mixité incroyable qui a su faire de chacun de ses enfants un frère pour l’autre, peu importe d’où il vient. Comment est né le NOUCHI, notre « langue nationale »? Je dirais d’un besoin de se comprendre, mais surtout de se créer un langage commun qui bannit toute différence entre nous. C’est pourquoi cet argot tire son vocabulaire de toutes les langues nationales et mêmes étrangères: français, anglais, peut-être même le chinois si l’on fouille bien… C’est là, la preuve que nous nous aimons, que nous aimons notre pays.

Comment se fait-il que nous ayions pu oublier cela, devenir des ennemis, et laisser la politique nous liguer les uns contre les autres? Il est grand temps de reprendre en mains les rennes de notre destinée commune, car personne ne doit arriver à nous catégoriser et nous cantonner dans un clan, au fil de sa volonté personnelle de diriger un pays qu’il ne mérite pas au fond, s’il doit créer la division.

Qui gouvernera la Côte d’Ivoire?

Impasse, c’est bien le mot qui convient à la situation politique ivoirienne. Deux présidents, soutenus chacun par une frange importante de la population. L’un reconnu par la communauté internationale, l’autre dénonçant une ingérence de cette dernière dans les affaires souveraines de son pays.

Comment nous nous en sortirons? Loin d’être une fanatique, ni même d’appartenir à l’un des deux camps, je tente de sortir la tête du flux d’informations -ou de désinformation – qui alimente le fil #civ2010 de twitter, principal canal sur les réseaux sociaux sur lequel les militants des deux camps échangent arguments, articles de loi, et même injures, tandis que les partisans de la « Paix à tout prix » tentent de calmer les esprits échauffés.

J’aimerais que nous analysions les véritables enjeux de cette sortie de crise. L’un des deux présidents sera-t-il réellement à même de diriger la Côte d’Ivoire?

Le président sortant Laurent Gbagbo est à la tête du pays depuis une décennie; le « candidat du peuple » a su afficher un visage déterminé face à la rébellion de 2002 et rassembler autour de lui. Fin politicien, il s’est maintenu jusqu’à l’organisation des élections sensées sortir la Côte d’Ivoire de la crise qu’elle subit depuis le coup d’état de 1999. Sera-t-il à même de reprendre efficacement les rennes du pays si le dénouement de la situation actuelle lui est favorable, sachant que les supporters de Alassane Ouattara ne semblent pas prêts à lui laisser le fauteuil présidentiel. Mais au-delà du peuple, n’oublions pas que l’influence internationale a son importance à tous les niveaux de fonctionnement du pays (économique, politique, etc.), et compte tenu de leur prise de position ferme pour Alassane Ouattara, il pourrait s’en suivre une forme de blocus à l’encontre d’un pays qui souffre déjà énormément.

Quand à l’ex-Premier Ministre, il a réussi à acquérir à sa cause le nord du pays, qui est aussi sous contrôle de l’ex-rebellion, ce qui lui vaut d’ailleurs très souvent de lui être associé – à tort ou à raison? -, mais aussi une partie de l’électorat fidèle au PDCI-RDA, parti historique. Même s’il est reconnu par la communauté internationale à l’issue des élections du 28 novembre, il n’est pas établi qu’il lui sera aisé de gouverner si la situation tourne en sa faveur. Autant que ses partisans, ceux fidèles au président sortant affichent une détermination tout aussi hostile à son encontre quant à prendre la tête du pays.

Sortir de cette crise implique de trouver un compromis entre ces deux « clans », victimes chacune de pertes autant matérielles qu’humaines, mais surtout de mettre au devant de tout l’intérêt de la population ivoirienne dans son intégralité, en prenant soin de rétablir la cohésion qui longtemps a constitué le socle de sa prospérité. La solution militaire est-elle la meilleure? N’existe-t-il pas un réel risque de replonger dans un affrontement civil, qui ne fera que prolonger un état de crise que nous cherchons tous à faire disparaître?

De quelles autres alternatives disposons-nous? Une présidence partagée? Dans quelles conditions? Diviser le mandat en 2, l’un gouvernant après l’autre n’est pas pour moi une solution, car elle ne règle en rien le problème d’un dirigeant légitime et effectivement installé par l’ensemble de la population.

Observons autour de nous. Plusieurs pays sont déjà passés par des situations similaires. Pourrait-on proposer, si l’on prend exemple sur le Kenya, 2 vice-présidents, et un Premier ministre qui aurait tous les pouvoirs? Encore faudrait-il que ce dernier soit nommé de façon unanime…

Je suis cependant ravie de constater, au vu de son intervention ce matin sur RFI, que Alassane Ouattara privilégie le dialogue à l’intervention militaire, qui à mon sens, ne ferait qu’aggraver une situation déjà chaotique.

Elections Ivoiriennes, ou la Twitmania…

Ces élections ivoiriennes ont révélés de réels talents de paroliers, poètes, philosophes sur le réseau social Twitter. Non seulement, les ivoiriens se sont inscrits par dizaines afin de suivre en direct toutes les informations, mais aussi et surtout pour s’exprimer librement. Cependant, certains d’entre eux se laissent aller au fanatisme, et le langage a vite fait de tourner au pugilat. Mais fort heureusement, certains esprits éclairés (dont @macmady ;-)) n’hésitent pas à ramener les utilisateurs du hastag #civ2010 à la raison… Eh oui, nous tenons à assurer un débat intellectuel et avisé…

Bref, merci à ces élections, car nous avons désormais de nombreux talents sur lesquels nous pouvons compter pour assurer la vie sociale de la Côte d’Ivoire.

Quant à moi, je n’hésite pas à en profiter pour passer des messages…