Baob’Art : créativité et ethnique au programme

Il y a déjà quelques semaines que j’ai pu rencontrer les initiatrices de cette exposition, qui se veut différente de ce qu’on voit habituellement.

Il y aura de tout : Accessoires, linge de maison, déco, art de la table…

On ne peut pas le nier, quand on parle de ce genre d’évènement, on a une crainte spécifique : retrouver les mêmes objets chez tous les exposants. C’est tellement fréquent qu’il faut fouiller minutieusement pour trouver ce petit truc spécial auquel on accroche.

 

Baob’art part sur la volonté de valoriser chacune des créations de ses participants. Il y a tellement de belles idées qui ont peur de sortir des pavillons privés, par crainte de copie ! Ce n’est pas la propriété intellectuelle qui y mettra un frein, croyez-moi…

Pour cette première édition, BAOBAB Collection (à la base de l’exposition) a voulu rassembler ses confrères créateurs sur une plateforme dédiée. Ce sera le lieu pour travailler à établir une charte éthique, pouvant garantir à ces artistes le respect et la valorisation de son travail.

Rendez-vous le 6 mai, au Pavillon Nennya à Angré. L’évènement tombe à pic pour trouver de beaux cadeaux pour la fête des mères 😉 et donc, nous y reviendrons.

Plus d’infos au 09 396 529 ou 06 111 313

 

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WESTERN UNION fait un don de 12 millions à SOS Village d’enfants

En me rendant au Village SOS d’Abobo, je ne m’attendais pas à découvrir un endroit aussi plein de charme et de vie. Une fois franchi le portail d’entrée, le mot « VILLAGE » prend tout son sens.

imagesDes maisons qui accueillent chacune une famille (10 enfant, 1 maman), un espace vert pour savourer la vie au quotidien, ce n’est pas un orphelinat, mais un espace de vie pensé pour aider au mieux ces enfants en difficulté, réunis au sein de cette initiative créée par l’Allemand Hermann Gmeinner.

Le Village SOS d’Abobo est devenu en 1971 le premier village d’enfants SOS d’Afrique, avec son jardin, une école primaire, un foyer de jeunes et un centre médico-social. 100 enfants entre 1 et 17 ans y séjournent.

C’est en répondant aux appels aux dons de cette initiative que Western Union a entrepris depuis quelques années de lui apporter son aide. La société spécialisée dans les transferts d’argent dans le monde entier, parraine 10 enfants qui bénéficient de bourses prenant en charge leurs frais de scolarité et les activités contribuant à leur développement personnel. Ce mercredi 5 Avril,  Western Union a en sus remis un chèque d’un peu plus de 12 millions de FCFA, montant partiel d’une aide annuelle s’élevant à 44.000 $.

20170405_111406.jpgA la tête des délégations régionale et Allemande venues spécialement pour l’occasion, Mme Diarra, Vice-Présidente de  Afrique a parfaitement résumé l’objectif de l’initiative :

« Les villages SOS préparent l’avenir des enfants ».

Au terme d’une cérémonie sobre, ponctuée des talentueuses démonstrations des enfants en danse, poème et chant,  c’est donc la bibliothèque du Village SOS Aboisso qui bénéficiera d’une réhabilitation et d’un renflouement en matériel et ressources éducatives.

Si vous l’ignoriez comme moi, il existe 3 Villages SOS en Côte d’Ivoire. Le plus connu est certainement celui d’Abobo, mais les entités de Yamoussoukro et Aboisso viennent à leur tour soutenir l 850 enfants à travers les Programmes de renforcement de la famille, qui bénéficient également aux communautés alentour.

Il n’y a jamais trop d’aide, alors si vous souhaitez participer à l’avenir des enfants en situation difficile, vous pouvez faire un don ici ou en appelant le +225 45 02 03 24.

En bonus : petite demo de danse par nos amis du jour 🙂

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J-25 : Wax a Wonderful World Abidjan

Dans moins d’un mois, Wax a Wonderful World pose ses valises à Abidjan.

Le 3 Décembre à la Galerie Houkami Huyzagn, le salon sera dédié à la mode inspirée d’Afrique et à la culture qui en dérive.

Organisé par Pagnifik en collaboration à Abidjan avec Ayana Webzine et Originvl – Arts et Culture, la programmation prévoit :

• du shopping avec une vingtaine de marques de prêt-à-porter, accessoires de mode, décoration et des produits de beauté 

• une exposition Art et Culture

• des animations pour tous (adultes et enfants). J’ai d’ailleurs l’honneur de diriger le défilé spécial Coiffures Afro avec la communauté Nappys de Babi.

L’entrée à 2 000 F permet de bénéficier d’un goodie bag offert par notre partenaire Wina Wax.

Billetterie en ligne ouverte

http://www.waxwonderfulworld.com/billetterie/

Bèbali event: Mots et danses pour conter l’Afrique

​Si comme moi, vous avez envie de vous retrouver dans une atmosphère quasi « villageoise » et bien de chez nous, je vous invite à participer à l’après-midi culturelle du groupe Bèbali, dont le but principal est de faire découvrir le continent sous toutes ses superbes facettes. 

Autour du thème « Contes et Valeurs Culturelles« , conteuses, compagnies de danse, artistes et créateurs promettent un moment de partage unique et fort en sensations.

Gastronomie Africaine- Contes-Danses et Jeux Divers.

Rendez-vous Samedi 30 juillet à Hollywood Boulevard (II Plateaux Vallons).
Tarifs: 

Pass adultes 15000 

Pass enfant 7500 

Pass family 50000 (2 adultes et 3-5enfants)

Infos et Réservation : 

05024141 / 07200199

Cheveux crépus : note militante contre mauvaise opinion.

On ne le dira jamais assez. Le cheveu crépu n’a rien d’extraordinaire. Il est naturel, on naît avec, et c’est tout logiquement qu’on devrait apprendre à s’en occuper et à s’en accommoder, quand on ne veut pas passer par la case chimique.

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RAL, Mascara, Bijoux… Découvrez Imane Beauty

12728806_1087734701247617_3702577047813829472_nD’abord parce que ses produits sont de qualité, mais surtout parce que la personne derrière est une véritable battante, je ne pourrais m’empêcher de parler de la marque Imane Beauty.Awa S-D (qui se dévoile dans cette interview sur le site Afrique Femme) ne s’est pas contentée de créer une énième marque, mais elle a surtout relevé le défi de CRÉER dans un pays qu’elle ne connaissait pas, dont elle ne parlait pas la langue, dans lequel elle n’avait aucun repère. Malgré tout, elle a réussi à asseoir un marché local, et s’est exportée vers le continent Africain. Une fierté africaine, que dis-je, Ivoirienne ! Lire la suite

Ramenez-nous « Génie en herbe »

Oui, s’il-vous-plaît, ramenez-nous ce concours. Il le faut.

Ne voyez-vous pas que notre jeunesse se perd? Et pas que les jeunes d’ailleurs… Quelle culture générale? Quel vocabulaire? On n’arrive même pas à savoir quand mettre un verbe au participe passé – c’est la faute la plus courante.

Pitié, reprogrammez des émissions qui portent sur l’excellence en milieu scolaire.

VITE!

Carnet de voyage: Trip to Daloa – The end.

Midi passé.

Le contre médical de N’Doukahakro est fermé. On ne tombe pas souvent malade par ici… A l’endroit où s’était renversé le conteneur de feuilles il y a deux jours, se trouve maintenant une dizaine d’hommes, femmes et enfants, faisant le tri à même le sol. Qu’en feront-ils? Ce qui est évident, c’est que cet accident est une aubaine pour eux. Un peu plus loin, un rassemblement attire notre attention. Une foule accompagne quelqu’un à sa dernière demeure, juste à une dizaine de mètres de la route au milieu d’autres tombes.

Scène insolite pour moi, un convoyeur se délecte dans un hamac suspendu au dessus d’un troupeau de boeufs, groupés dans un camion sans doute en provenance du Mali ou du Niger. La circulation est plus dense aujourd’hui dans le sens opposé.

Dernier arrêt à N’zianouan pour la prière, le ravitaillement en bananes braisées et boissons car la faim se fait sentir, et la papaye, dernier colis à rejoindre le coffre. Dix minutes plus tard, nous sommes repartis. Je ressemble au Petit Prince, avec mon écharpe qui virevolte au gré du vent.

Maintenant il faut être vigilant. Les travaux sur l’autoroute impose à certains endroits une conduite à double sens, et on a vite fait de l’oublier. Tous les 200 mètres des panneaux rappellent l’interdiction de dépasser. Malgré tout, certaines voitures accélèrent. Un 4×4 suzuki zigue zague devant nous et manque plusieurs fois d’emboutir les véhicules venant en sens inverse. Quand on le dépasse, en fin d’interdiction, le conducteur a l’air de s’endormir. Pourtant, il finit par nous doubler à très grande vitesse. C’est aussi cela être prudent sur la route: s’arrêter quand la fatigue se fait sentir. Mais encore plus en Côte d’Ivoire, conduire pour soi, mais aussi pour les autres, automobilistes et piétons, en tenant compte de leur attitude sur la route.

Deux, trois camions tombés sur le côté. Encore.

Plus que 13 kilomètres, et on passe le corridor sous le sifflet hésitant d’un policier. Ça y est, retour à la vie abidjanaise.

Conclusion de ce voyage: fatigue, poussière, mais aussi et surtout joie, festivités et une belle égratignure sur la pommette droite que j’ai découvert au réveil.

Bref, j’aime mon pays; ma Côte d’Ivoire profonde.

Je suis naturelle, et oui, je le revendique!

Etre Afro, Naturel(le), quelle qu’en soit l’appellation… Y a t-il un problème d’assimilation à lier à ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur?

Il semble que la revendication d’un retour au naturel – capillairement parlant, je me limite à ce domaine – attise les discussions. Selon les bords, le choix de porter un Afro, coupe des années 60 et symbole historique et sociologique de la culture noire, est la manifestation d’un besoin caractérisé de se (re)définir comme membre à part entière d’une communauté trop souvent spoliée, rabaissée, ou même ignorée selon les circonstances. Pour d’autres, c’est encore une fois le moyen de se « catégoriser« , dans un sens négatif.

Peut-on choisir de porter un Afro et ne pas partager les convictions et les idées d’un Africanisme pur et dur? Je ne fais pas de liaison directe entre la coupe ronde sur ma tête, et la lutte pour une reconnaissance de ma culture africaine. Mais si l’Afro (re)devient le symbole de cette lutte, OU EST LE PROBLEME? Oui, on peut porter un Afro, et ne rien avoir à faire avec la culture noire. Oui, on peut aussi avoir une triple couche de mèches de cheveux brésiliens ou indiens sur la tête, et pourtant être actif au sein d’une communauté noire. Mais ne nions pas leur liberté à ceux qui ont décidé de faire de la coiffure Afro leur symbole.

Je porte mes cheveux crépus, parce que j’ai la capacité de les mettre en valeur, sans avoir à user d’artifices chimiques pour les lisser et les sublimer à l’européenne. J’ai choisi de revenir au naturel, plus par désir et besoin personnel que par conviction culturelle. Cela n’empêche pas que j’ai toujours été défenseur de la cause africaine, mais mes cheveux n’en ont jamais été la preuve visible. Si, maintenant que je les porte crépus, ils permettent de me classifier comme une africaniste, alors là, j’ai deux fois plus de raisons d’en être satisfaite. Mais, ne déplaçons pas les débats quand il ne le faut pas. Laissons aux gens le libre choix de leur style de cheveux, sans en faire systématiquement un lien avec un mouvement politique, culturel ou autre. Nombreux sont ces hommes et ces femmes qui ne sauront pas de qui vous parlez quand ils entendront le nom de Cheick Anta Diop, mais qui pourtant, sont aussi naturels que possible…

Le cinéma afro, une demande insatisfaite

Force est de constater que dans le monde du cinéma français, une frange de la population ne se retrouve pas entièrement satisfaite, celle de la communauté afro. Peu de productions distribuées dans les salles de cinéma en font leur cible principale. Et pourtant la demande n’est en aucun cas négligeable, pour preuve l’engouement suscité à la sortie de Case Départ, réalisé par les deux humoristes issus du Jamel Comédie Club  Thomas Ngijol et Fabrice Eboué – même si une polémique a quelque peu tâché sa promotion.

J’ai eu le plaisir de rencontrer aujourd’hui deux membres de la diaspora africaine, l’une issue d’une école de cinéma, et l’autre entièrement autodidacte, mais qui a réussi à acquérir les compétences nécessaires à la production d’oeuvres cinématographiques de bonne qualité. Entouré d’une petite équipe déterminée, ils ont monté une boîte de production qui ambitionne de se présenter rapidement comme LA référence en terme de cinéma africain.

Leur objectif ? Développer une industrie du cinéma par et pour la communauté Afro, en insistant sur la qualité autant du contenu en terme de dialogue que de la mise en scène.

Leur atout principal ? La motivation, l’énorme volonté qu’ils ont de faire de leur boîte de production la vitrine d’un art en adéquation avec une demande africaine de plus en plus grande.

Certes, le chemin est long pour atteindre le sommet, mais il faudra compter sur MacDevall Entertainment pour s’imposer dans un secteur qui nécessite rigueur et détermination.

A découvrir plus profondément dans un prochain article…

Afrique mon Afrique, qui es-tu?

Au 1er janvier 2011, ma résolution ultime, la plus importante (et certainement la seule de l’année) a été d’apprendre tout ce que je pouvais assimiler sur l’Afrique. Les peuples, les cultures, mais aussi les courants politiques, les mutations sociologiques… En gros, je veux savoir de mon continent ce que nous n’apprenons pas à l’école.

Et j’ai commencé. Il y a une semaine, je suis sortie de la FNAC avec un gros bouquin sur «les traites négrières». J’avoue que cela a titillé ma curiosité, et ma surprise évolue au fur et à mesure de l’evolution de la lecture. La traite négrière n’est donc PAS du fait originel de l’homme blanc… Intéressant…

Il y a tellement de choses à apprendre sur un continent que nous négligeons nous-mêmes en temps qu’africains, et nous osons espérer que d’autres personnes nous diront ce qu’il faut savoir. Je n’ai pas honte d’afficher mon ignorance sur l’Afrique qui m’a vu naître, tant que je fais l’effort de rattraper le retard que j’ai accumulé. J’espère que de bonnes âmes bienveillantes n’hésiteront pas à me porter assistance.

Macmady, Thinkin’ about the World ::::: Mis en ligne avec WordPress pour BlackBerry

8 mars 2011, La femme célébrée dans le monde entier

Journée de revendication, jour de célébration, toutes les femmes du monde entier s’unissent pour porter haut et fort le flambeau de la lutte pour la reconnaissance de leurs droits. Son origine remonte au début du XXe siècle en Europe et aux Etats-Unis, mais elle fut officialisée en 1977, par les Nations Unis, marquant ainsi le désir de la structure internationale de voir tous les pays s’impliquer et célébrer simultanément une journée entièrement dédiée à la femme. Lire la suite

Unité Ivoirienne

Ca a du bon de partager et d’échanger. A l’instant où je rédige cet article, un compatriote et moi tentons d’expliquer à des amis d’origine congolaise et gabonaise, que la Côte d’Ivoire est une terre exceptionnelle, dont les habitants ont su faire fi de leurs spécificités culturelles au point de se mélanger, à un tel degré qu’il est pratiquement impossible de différencier tel ou tel groupe ethnique à vue d’oeil.

Tout est parti d’une plaisanterie toute simple sur la « beauté » des filles d’Afrique centrale, qui permettrait de déterminer aisément leur origine. De fil en aiguille, de comparaison en comparaison, fiers ivoiriens que nous sommes, nous n’avons pas résisté à la tentation de faire étalage de la diversité culturelle ivoirienne. Il est vrai qu’avec 60 ethnies, constituant plusieurs groupes, nous aurions pu conserver nos spécificités dans chacun d’entre eux. Pourtant, nous avons su nous « mélanger » au gré des flux migratoires d’est en ouest, du nord vers le sud, de telle manière que même si les grands groupes se repèrent dans des zones ciblées, chaque ethnie a trouvé sa place dans la ville de l’autre, épousant la culture de l’autre, sans pour autant en oublier la sienne. Et cela, c’est LA RICHESSE de la Côte d’Ivoire, c’est ce qui a toujours fait sa force: une mixité incroyable qui a su faire de chacun de ses enfants un frère pour l’autre, peu importe d’où il vient. Comment est né le NOUCHI, notre « langue nationale »? Je dirais d’un besoin de se comprendre, mais surtout de se créer un langage commun qui bannit toute différence entre nous. C’est pourquoi cet argot tire son vocabulaire de toutes les langues nationales et mêmes étrangères: français, anglais, peut-être même le chinois si l’on fouille bien… C’est là, la preuve que nous nous aimons, que nous aimons notre pays.

Comment se fait-il que nous ayions pu oublier cela, devenir des ennemis, et laisser la politique nous liguer les uns contre les autres? Il est grand temps de reprendre en mains les rennes de notre destinée commune, car personne ne doit arriver à nous catégoriser et nous cantonner dans un clan, au fil de sa volonté personnelle de diriger un pays qu’il ne mérite pas au fond, s’il doit créer la division.

Les femmes et la finance

En Afrique, comme partout dans le monde, la femme est considérée comme la gestionnaire des finances d’un foyer. C’est elle qui répartit les ressources en fonction des priorités de la famille.

A un niveau économique plus élevé, on peut remarquer que la femme n’est pas mise à grande contribution, considération faite des capacités de gestion qu’on lui attribue à un degré moindre, c’est à dire dans le cadre familial. Peu de femmes ont jusqu’à ce jour eu l’opportunité d’être à la tête d’établissements financiers en Afrique. Et pourtant, quelle contribution elle pourrait apporter dans le développement ! Lire la suite

Une langue nationale en Côte d’Ivoire?

J’ai pu participer à une émission culturelle, un débat autour « du poids des traditions sur la société actuelle » sur la Radio Panache, créée et animée par des jeunes. Au cours des discussions, la question de langue, en tant que caractéristique de la culture a été abordée. Les participants d’origines africaines diverses, ont fait une halte sur l’intérêt d’en imposer une dans les pays qui se sont formés à partir de peuplades venus d’horizons différents. Inévitablement, les esprits se sont légèrement échauffés quand le cas de la Côte d’Ivoire a été évoqué. Je n’ai pas résisté à l’envie de développer la question.

Petit rappel sur la Côte d’Ivoire…

La Côte d’Ivoire se compose de groupes ethniques provenant de plusieurs régions d’Afrique, et détient pas moins de 60 langues distinctes. La plus courante serait sans doute le Dioula, langue de commerçants pratiquée par le groupe Mandingue, et qui a fini par se vulgariser au fil des déplacements dudit groupe.

D’un avis personnel, il y a 10 ou 15 ans, j’aurais été d’avis qu’on nous apprenne à l’école une langue, et même plusieurs, dans le seul but d’apprendre à connaître par l’occasion de manière plus profonde les peuples dont elle(s) est(sont) issue(s). Aujourd’hui, les tensions sociales engendrées par le climat politique ont poussé, comme je l’ai indiqué dans un article précédent, à la scission entre ces différents groupes ethniques sur fond de crise politique. Je ne saurais imaginer comment on pourrait imposer à l’ensemble de la population, l’apprentissage d’une langue, et si plus est, qui se retrouve directement concernée par la tension qui règne.

Il est peut-être vrai que nous devrions prendre en considération la nécessité de promouvoir nos langues nationales, non pas dans le but de les imposer, mais plutôt d’aider les jeunes générations qui n’en ont pas eu l’usage régulier, et qui, par conséquent, ne maîtrisent pas les vecteurs de communications propres à leur groupe ethnique d’origine. Le rôle revient aux leaders communautaires, aux organisations culturelles, mais aussi aux politiques, de mettre en place des procédures pour l’intégration de ces traits culturels au sein du système éducatif et culturel du pays.

Pour ma part, je peux toujours faire une proposition: on a le NOUCHI…