J-25 : Wax a Wonderful World Abidjan

Dans moins d’un mois, Wax a Wonderful World pose ses valises à Abidjan.

Le 3 Décembre à la Galerie Houkami Huyzagn, le salon sera dédié à la mode inspirée d’Afrique et à la culture qui en dérive.

Organisé par Pagnifik en collaboration à Abidjan avec Ayana Webzine et Originvl – Arts et Culture, la programmation prévoit :

• du shopping avec une vingtaine de marques de prêt-à-porter, accessoires de mode, décoration et des produits de beauté 

• une exposition Art et Culture

• des animations pour tous (adultes et enfants). J’ai d’ailleurs l’honneur de diriger le défilé spécial Coiffures Afro avec la communauté Nappys de Babi.

L’entrée à 2 000 F permet de bénéficier d’un goodie bag offert par notre partenaire Wina Wax.

Billetterie en ligne ouverte

http://www.waxwonderfulworld.com/billetterie/

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Court ou long, restez vous-même! 

Bam ! Un vrai saut dans le passé. Comme la première fois, sur un coup de tête, j’ai tout coupé.

Je me rappelle, janvier 2011, la coiffeuse a eu la même réaction :

– En tout cas moi je coupe pas tout cheveu ça là !

Aie ! Ce sont seulement des cheveux ! Il faut couper là-bas! 

Même si je suis sur liste rouge – ils sont nombreux à ne pas être contents, je vous assure -, je me sens bien. Bien, tout simplement, parce que ce geste n’a rien de particulier. Une envie est passée, je l’ai satisfaite. 

C’est exactement ce que vous devriez faire : satisfaire vos envies !

On ne ressent pas toujours ce petit truc qui vous picote, vous titille les méninges. Mais quand ça arrive, il n’y a pas 36 solutions. Laissez-vous faire. C’est peut-être un besoin de changement, une remise en cause. Ce n’est peut-être qu’une simple transition vers un meilleur vous. Vous empêchez ce meilleur de se manifester et de vous apporter tout le bonheur qu’il convoie. 

Pour moi, ça a été les cheveux. Après près de 6 ans de « crépitude », il fallait que je les enlève.

Les retirer pour mieux les voir repousser. Prendre le temps de savourer. La fameuse phrase « c’est parce que tu en as que tu les coupes » me fait toujours rire, parce que les gos avec les vrais cheveux sont dans la ville, laissez mes mougou-mougou là 😁. C’est sûr que mes tripatouillages vont me manquer, mais le court me donne envie d’être plus jolie, plus soignée. Qui sait, ça va peut-être jouer sur moi et ENFIN me pousser à faire un peu de zèle stylistique – ça n’a pas marché la première fois oh !
Couper et regarder repousser, c’est aussi un bon moyen de vérifier que j’ai acquis de bons gestes tout au long de ces années. Si tel est le cas, il devrait être aisé de les mettre en application pour un résultat encore meilleur que celui auparavant. Pourquoi ne pas en faire un défi ? Voilà une bonne raison ! Relançons la machine, et voyons ce que ça donnera. 

Bref, j’ai tout coupé, et je me sens BIEN !

Je suis naturelle, et oui, je le revendique!

Etre Afro, Naturel(le), quelle qu’en soit l’appellation… Y a t-il un problème d’assimilation à lier à ce phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur?

Il semble que la revendication d’un retour au naturel – capillairement parlant, je me limite à ce domaine – attise les discussions. Selon les bords, le choix de porter un Afro, coupe des années 60 et symbole historique et sociologique de la culture noire, est la manifestation d’un besoin caractérisé de se (re)définir comme membre à part entière d’une communauté trop souvent spoliée, rabaissée, ou même ignorée selon les circonstances. Pour d’autres, c’est encore une fois le moyen de se « catégoriser« , dans un sens négatif.

Peut-on choisir de porter un Afro et ne pas partager les convictions et les idées d’un Africanisme pur et dur? Je ne fais pas de liaison directe entre la coupe ronde sur ma tête, et la lutte pour une reconnaissance de ma culture africaine. Mais si l’Afro (re)devient le symbole de cette lutte, OU EST LE PROBLEME? Oui, on peut porter un Afro, et ne rien avoir à faire avec la culture noire. Oui, on peut aussi avoir une triple couche de mèches de cheveux brésiliens ou indiens sur la tête, et pourtant être actif au sein d’une communauté noire. Mais ne nions pas leur liberté à ceux qui ont décidé de faire de la coiffure Afro leur symbole.

Je porte mes cheveux crépus, parce que j’ai la capacité de les mettre en valeur, sans avoir à user d’artifices chimiques pour les lisser et les sublimer à l’européenne. J’ai choisi de revenir au naturel, plus par désir et besoin personnel que par conviction culturelle. Cela n’empêche pas que j’ai toujours été défenseur de la cause africaine, mais mes cheveux n’en ont jamais été la preuve visible. Si, maintenant que je les porte crépus, ils permettent de me classifier comme une africaniste, alors là, j’ai deux fois plus de raisons d’en être satisfaite. Mais, ne déplaçons pas les débats quand il ne le faut pas. Laissons aux gens le libre choix de leur style de cheveux, sans en faire systématiquement un lien avec un mouvement politique, culturel ou autre. Nombreux sont ces hommes et ces femmes qui ne sauront pas de qui vous parlez quand ils entendront le nom de Cheick Anta Diop, mais qui pourtant, sont aussi naturels que possible…

Le cinéma afro, une demande insatisfaite

Force est de constater que dans le monde du cinéma français, une frange de la population ne se retrouve pas entièrement satisfaite, celle de la communauté afro. Peu de productions distribuées dans les salles de cinéma en font leur cible principale. Et pourtant la demande n’est en aucun cas négligeable, pour preuve l’engouement suscité à la sortie de Case Départ, réalisé par les deux humoristes issus du Jamel Comédie Club  Thomas Ngijol et Fabrice Eboué – même si une polémique a quelque peu tâché sa promotion.

J’ai eu le plaisir de rencontrer aujourd’hui deux membres de la diaspora africaine, l’une issue d’une école de cinéma, et l’autre entièrement autodidacte, mais qui a réussi à acquérir les compétences nécessaires à la production d’oeuvres cinématographiques de bonne qualité. Entouré d’une petite équipe déterminée, ils ont monté une boîte de production qui ambitionne de se présenter rapidement comme LA référence en terme de cinéma africain.

Leur objectif ? Développer une industrie du cinéma par et pour la communauté Afro, en insistant sur la qualité autant du contenu en terme de dialogue que de la mise en scène.

Leur atout principal ? La motivation, l’énorme volonté qu’ils ont de faire de leur boîte de production la vitrine d’un art en adéquation avec une demande africaine de plus en plus grande.

Certes, le chemin est long pour atteindre le sommet, mais il faudra compter sur MacDevall Entertainment pour s’imposer dans un secteur qui nécessite rigueur et détermination.

A découvrir plus profondément dans un prochain article…