Pourquoi le dernier coup de fourchette est si doux ?

Qui n’a jamais été refoulé avec la dernière énergie alors qu’il essayait de piquer dans l’assiette d’un tiers le morceau restant ?

Je suis sûre que bon nombre d’entre nous l’ont remarqué : peu importe le repas – en-cas, dîner, petit déjeuner… -, la dernière bouchée est toujours la plus délicieuse. Et on n’a pas « géré » tout le plat pour qu’un malin vienne profiter du Best. Na. No way.

Pourquoi c’est doux comme ça ? 

Simplement parce que la dernière bouchée est un savant dosage de toutes les composantes du repas : ingrédients, poids, forme, sauce, épices,… bref ! Tout ce qui est dans l’assiette, le sachet, le papier ou quel que soit le contenant. Inconsciemment, notre cerveau a repéré au fil du repas ce qu’il fallait pour que ce « dernier coup » représente le délice suprême. Le coup fatal. Tout au long de la dégustation, notre esprit est focalisé sur la manière dont nous allons en profiter. Est-ce que je mâche ? Je prends mon temps où je mange vite ? J’attends avant de boire mon verre d’eau ou j’accompagne ?

Et vous voulez, après tout ce travail intello-gastro-physique, laisser quelqu’un d’autre en profiter ? Celui qui se dit en ce moment que ce n’est pas bien grave n’a jamais vu ses derniers grains d’aloco imprégnés du parfait mélange piment-jaune d’oeuf terminer dans la bouche d’un malfrat, la larme à l’oeil… HOUM !

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2 réflexions au sujet de « Pourquoi le dernier coup de fourchette est si doux ? »

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