L’héroïque sacrifice de la reine Pokou

Ils arrivèrent enfin devant un fleuve mugissant qui les glaça d’effroi. La Comoé formait une barrière naturelle entre le berceau de leurs ancêtres ashantis et une nouvelle terre: la Côte d’Ivoire qui s’offrait comme une promesse de liberté…

… Pokou s’avança au bord du fleuve en furie qui charriait d’immenses troncs d’arbres dans un bruit d’enfer. Elle leva les bras vers le ciel. Signe d’impuissance? De supplication?…

… Pokou ne fut pas longue à comprendre. Elle s’avança au bord du fleuve et détacha l’enfant que portait au dos la jeune servante qui l’accompagnait. Son propre fils.

« Kouakou, mon unique enfant! J’ai compris qu’il faut que je donne mon fils pour la survie de cette tribu. C’est à cause de ma famille qu’ils ont été obligés de fuir. Une reine n’est-elle jamais que reine et non femme ni mère! »

Extrait de « Reines d’Afrique et héroïnes de la diaspora noire », de Sylvia Serbin.

 

 

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