Carnet de voyage: Trip to Daloa – The end.

Midi passé.

Le contre médical de N’Doukahakro est fermé. On ne tombe pas souvent malade par ici… A l’endroit où s’était renversé le conteneur de feuilles il y a deux jours, se trouve maintenant une dizaine d’hommes, femmes et enfants, faisant le tri à même le sol. Qu’en feront-ils? Ce qui est évident, c’est que cet accident est une aubaine pour eux. Un peu plus loin, un rassemblement attire notre attention. Une foule accompagne quelqu’un à sa dernière demeure, juste à une dizaine de mètres de la route au milieu d’autres tombes.

Scène insolite pour moi, un convoyeur se délecte dans un hamac suspendu au dessus d’un troupeau de boeufs, groupés dans un camion sans doute en provenance du Mali ou du Niger. La circulation est plus dense aujourd’hui dans le sens opposé.

Dernier arrêt à N’zianouan pour la prière, le ravitaillement en bananes braisées et boissons car la faim se fait sentir, et la papaye, dernier colis à rejoindre le coffre. Dix minutes plus tard, nous sommes repartis. Je ressemble au Petit Prince, avec mon écharpe qui virevolte au gré du vent.

Maintenant il faut être vigilant. Les travaux sur l’autoroute impose à certains endroits une conduite à double sens, et on a vite fait de l’oublier. Tous les 200 mètres des panneaux rappellent l’interdiction de dépasser. Malgré tout, certaines voitures accélèrent. Un 4×4 suzuki zigue zague devant nous et manque plusieurs fois d’emboutir les véhicules venant en sens inverse. Quand on le dépasse, en fin d’interdiction, le conducteur a l’air de s’endormir. Pourtant, il finit par nous doubler à très grande vitesse. C’est aussi cela être prudent sur la route: s’arrêter quand la fatigue se fait sentir. Mais encore plus en Côte d’Ivoire, conduire pour soi, mais aussi pour les autres, automobilistes et piétons, en tenant compte de leur attitude sur la route.

Deux, trois camions tombés sur le côté. Encore.

Plus que 13 kilomètres, et on passe le corridor sous le sifflet hésitant d’un policier. Ça y est, retour à la vie abidjanaise.

Conclusion de ce voyage: fatigue, poussière, mais aussi et surtout joie, festivités et une belle égratignure sur la pommette droite que j’ai découvert au réveil.

Bref, j’aime mon pays; ma Côte d’Ivoire profonde.

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